La Strasbourgeoise


Petit papa c'est donc la mi-Carême,
Car te voici déguisé en soldat.
Petit papa, dis moi si c'est pour rire,
Ou pour faire peur aux tous petits enfants. )bis

Non non ma fille, je pars pour la Patrie,
C'est un devoir où tous les papas s'en vont.
Embrasse moi petite fille chérie,
Je rentrerais bien vite à la maison. )bis

Dis moi maman, quelle est cette médaille,
Et cette lettre qu'apporte le facteur ?
Dis moi maman, tu pleures et tu défailles,
Ils ont tué petit père adoré. )bis

Oui mon enfant, ils ont tué ton père,
Pleure avec moi, car nous les haïssons.
Ces fiers Allemands qui font pleurer les mères,
Et tuent les pères des petits anges blonds. )bis

La neige tombe aux portes de la ville,
Là est assise une enfant de Strasbourg.
Elle reste là malgré le froid, la bise,
Elle reste là malgré le froid du jour. )bis

Un homme passe, à la fillette donne,
Elle reconnaît l'uniforme allemand.
Elle refuse l'aumône qu'on lui donne,
A l'ennemi elle dit bien fièrement : )bis

Gardez votre or, je garde ma puissance,
Soldat prussien, passez votre chemin.
Moi je ne suis qu'une enfant de la France,
A l'ennemi je ne tends pas la main. )bis

Tout en priant sous cette cathédrale,
Ma mère est morte sous ce porche écroulé.
Frappée à mort par l'une de vos balles,
Frappée à mort par l'un de vos boulets. )bis

Mon père est mort sur vos champs de batailles,
Je n'ai pas vu l'ombre de son cercueil.
Frappé à mort par l'une de vos balles,
C'est la raison de ma robe de deuil. )bis

Vous avez eu l'Alsace et la Lorraine,
Vous avez eu des millions d'étrangers.
Vous avez eu Germanie et Bohème,
Mais mon p'tit coeur vous ne l'aurez jamais,
Mais mon p'tit coeur il restera français. )bis
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# Posté le mercredi 03 septembre 2008 14:33

Modifié le mercredi 03 décembre 2008 08:17

Promotion Commandant Morin (1994-1997)

Officier de la Croix de Provence, ivre de gloire,
Ta fierté humiliée près de la Sainte-Victoire,
Te fit reprendre les armes pour retrouver l'honneur.
Honneur du résistant débordant de courage,
Ivresse du jeune lieutenant luttant avec ardeur
Pour l'Indochine et la Légion, sang et hommage.

Refrain
Honneur, fidélité, gloire de nos panaches,
Nous célébrons ce nom afin que la France sache
Commandant Morin ton esprit souffle dans nos coeurs,
Que ta flamme nous fasse vivre et mourir en seigneurs.
La noblesse de ton combat doit forger nos âmes
Et ta foi de preux chevalier tremper nos lames.
Tes fils rassemblés s'engagent à suivre ton chemin,
Ton souffle dans nos casos nous guidera demain.

Ame des légionnaires parachutistes, droit et humain,
Dans la victoire comme dans l'épreuve calme et serein,
Tu poursuivis ton combat parcourant le djebel.
Djebel où tu fermas les yeux de tes soldats
Avant d'être arraché à cette terre si belle.
Loin de tes frères dans la tourmente, tu gardas foi.

A genou nous recevons ton nom, avec fierté.
La Gloire dans la nuit vient nous adouber
Et la blancheur de son aile qui embellit nos âmes
Fut maintes fois tâchée du sang de nos anciens,
Rouge qui habille nos rangs prend l'éclat de ta flamme,
Caso au front, gants blancs aux mains, fier Saint-Cyrien.
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# Posté le mercredi 03 décembre 2008 08:10

Modifié le mercredi 03 décembre 2008 11:33

JP Mefret - Le jour J

Au grand matin du mois de juin,
Julien préparait le troupeau ;
Dans la cuisine, Marie-Martine
Venait d'allumer les fourneaux.

La vieille Louise était assise,
Elle réchaufait ses pauvres mains.
Lorsque dans Sainte-Mère-Eglise
Sont entrés les Américains.

Ils sont tombés du ciel
Comme s'ils avaient des ailes,
Ils apportaient un air de liberté.
Ils venaient de Virginie,
D'Oklahoma, du Tennesse,
Le jour le plus long les attendait ici.

Les Ecossais se distinguaient
Marchant au son des cornemuses,
Dans les marais, les SAS anglais,
Progressaient souvent par la ruse.

Et les balises, dans la nuit grise,
Regroupaient tous les Canadiens,
Tandis qu'à Sainte-Mère-Eglise,
Avançaient les américains.

Ils sont tombés du ciel
Comme s'ils avaient des ailes,
lls apportaient un air de liberté.
Ils venaient de Géorgie,
De l'Iowa, du Kentucky
Le jour le plus long les attendait ici.

Soldats des armées alliées
Tous unis pour nous délivrer,
Sur la Normandie,
Se levait le Jour J.

La vieille Louise était assise,
Elle réchaufait ses pauvres mains.
Lorsque dans Sainte-Mère-Eglise
Sont entrés les Américains.

Ils sont tombés du ciel
Comme s'ils avaient des ailes,
Ils apportaient un air de liberté.

Soldats des armées alliées
Tous unis pour nous délivrer.
Sur la Normandie,
Faut jamais oublier...
Qu'un jour à Sainte-Mère-Eglise,
Sont entrés les Américains !

# Posté le dimanche 21 décembre 2008 10:14