Scapulaire, frère Martineau

C'est par un soir de fin d'hiver, à la veille de nos fiançailles
Que je partis avec mes frères et me jetai dans la bataille.
Mon coeur saignait de te quitter, mais secrète fut ma douleur.
Je jouai le brave et je laissai de tes doux yeux couler mes pleurs.

Depuis 10 mois que je combats dans la pluie, le vent, la froidure,
A chaque instant je pense à toi dans cet enfer qui dure, dure...
Et je te couvre en ma prière chaque soir de mes plus doux mots,
Et je presse le scapulaire que tu cousis sur mon paletot.

Lorsque la nuit se fait trop noire, lorsque j'entends au loin les loups,
Lorsque me prend le désespoir, que mon front tombe sur mes genoux,
Je te contemple Bien-Aimée, tirant le fil de coton rouge
Et donner forme au Coeur Sacré mouillé des larmes de tes joues

Entre tes doigts qui vont et viennent, traversant l'étoffe de lin
Renaît autant qu'il m'en souvienne ta douce voix de séraphin.
Je me repais de tes "Je t'aime" dont j'ai tant besoin maintenant...
Ton scapulaire est mon emblême, il est Victoire des amants.

Mais il faut qu'enfin je te dise, hier matin dans le hallier
Soudain rougissant ma chemise, un coup de feu m'a terrassé.
Et je t'écris de ma litière où j'ai reçu les Sacrements
La balle troua mon scapulaire ; à tes pleurs j'ai mêlé mon sang.

J'ai ton amour comme viatique, ton scapulaire comme oriflamme,
J'ai tes plaintes comme cantiques, Dieu que je t'aime à fendre l'âme...

Dieu ! Que je t'aime à fendre l'âme !

# Posté le dimanche 11 novembre 2007 12:45

Modifié le jeudi 15 novembre 2007 13:11

Le cor


Ref : Dans le soir d'or résonne, résonne,
D
ans le soir d'or, résonne le cor


C'est le c
or du grand Roland
Qui
sonne affolant
Sous l
e ciel sanglant !
C'es
t le cor du roi Saint Louis
Sonnant l'hallal
i
Du païen maudit !

C
'est le cor du gai Du Guesclin
Harcelant san
s frein
L'Anglais qui
le craint !
C'est le c
or de Jeanne Lorraine
Qui sonne et s'égrène
Dans la nuit sereine !

C'est le cor du preu
x Bayard
Qui dans le b
rouillard
Rallie les f
uyards !
C'est le cor
qui sonne le jour
Où l
a gloire accourt,
Cond
é, Luxembourg !

C'est
le cor de Cathelineau,
Des gars en sabots
S
auvant nos drapeaux !
C'est le cor du vieil Empereur,
Qui sonne et
se meurt
Dans l'île d
es pleurs !
C'est le c
or des chasseurs de fer
Tenant quatre hivers

Des Vosges à l'Yser !
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# Posté le dimanche 10 février 2008 10:42

Modifié le mercredi 09 juillet 2008 13:31

Chant de fidélité

Des hommes à l'âme vile,
Chassant le sceptre et la croix,
Ont imposé dans nos villes
Le reniement de la loi
Mais pour que toujours sur terre
reste un point de ralliement
D'âge en âge sont fidèles
les hommes de notre sang.

Fidèles aux voix de l'âme,
des bois, du roc et du sang
Fidèles à la vraie flamme,
Fidèles à leurs enfants
Lorsqu'a chanté la chouette,
à l'ombre de nos halliers
Ils sont partis pour la quête
du Graal et du chevalier.

Les ennemis de la Messe
ont bafoué la raison
Semé le doute, la détresse
au c½ur de nos maisons
Ils ont traqué les bons Pères,
voulu souiller nos enfants,
Mais le c½ur des âmes fières,
triomphera dans le vent.

Quand les autres trahiront,
camarades soyons fidèles
Défendons la Tradition,
luttons pour la France nouvelle
Vrais héritiers des nobles Francs,
fidèles à Dieu et au roy
La lutte de nos descendants
emplit nos esprits de joie.
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# Posté le dimanche 10 février 2008 10:46

Modifié le lundi 08 décembre 2008 09:58

De vos entrailles, Patrice et Roger Martineau

1 - Je n'vous avais rien demandé
Vous les deux apprentis sorciers
Qui avez joué à faire ma vie
Fragile étoile dans la nuit
Premier instant mon premier jour
Conçu de ce surcroit d'amour
Quand, l'un en l'autre vous donnant
M'avez permis d'etre un enfant
Et mon coeur si chaud si petit
A soudain explosé de vie
Dans ce ventre plein de lumière
Où mon silence s'est fait chair

Refrain 1

Je suis le fruit de vos entrailles
A l'aube de mon premier jour
Je suis l'épi de vos semailles
Et le plein chant de vos amours
Je ne suis pas un accident
Je ne suis pas un theorème
Que l'on rejette ou que l'on prend
Je suis le fruit de vos "je t'aime"

2 - Et loin des regards indiscrets
Tout doucement je grandissais
C'est tout ce que j'avais à faire
A l'abri des crocs de l'hiver
Je profitais dans mon enceinte
De vos amoureuses etreintes
Que se prodiguent les amants
Dès que monte en eux le printemps
Fort du miel de votre tendresse
Ivre du vin de vos caresses
Comment pouvais-je imaginer
Que sur un gouffre je dansais ?

3 - Je ne sais ce qui s'est passé
D'un seul coup tout a chaviré
Elle est venue en blouse blanche
Avec sa loi, avec sa science
La mort, la mort m'a arraché
Ecartelé, déchiqueté
Me précipitant dans l'oubli
Comme une honteuse maladie
Mais moi, pourtant je vous aimais
Je n'venais pas vous déranger
J'voulais juste être votre joie
Vous dire un jour : "Maman ! Papa !"

Dernier refrain :

J'étais le fruit de vos entrailles
Et je le resterai toujours
J'étais l'épi de vos semailles
Et le plein chant de vos amours
Et du Royaume des vivants
Ni accident, ni théorème
Je vous offre dès maintenant
Mon pardon et mes "je vous aime"

# Posté le dimanche 10 février 2008 10:52

Modifié le mercredi 03 décembre 2008 11:01

Le bleus sont là

Les bleus sont là, le canon gronde,
Dites les gars, avez-vous peur ?
Nous n'avons qu'une peur au monde,
C'est d'offenser Notre-Seigneur

Vos corps seront jetés à l'onde,
Vos noms voués au déshonneur.
Nous n'avons qu'un honneur au monde,
C'est l'honneur de Notre-Seigneur.

Les bleus chez vous dansant la ronde
Boiront le sang de votre coeur.
Nous n'avons qu'un espoir au monde,
C'est le coeur de Notre-Seigneur.

Allez les gars, le canon gronde,
Partez les gars, soyez vainqueurs.
Nous n'avons qu'une gloire au monde,
C'est la victoire du Seigneur.

La France attend qui la libère
Et cherche à qui donner sa foi
Reprenons le vieu cris de guerre
Vive Dieu, la France et le Roy.
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# Posté le dimanche 10 février 2008 10:58

Modifié le lundi 24 novembre 2008 13:48